La cuve de transport d’azote permet d’économiser du temps et du gasoil en limitant les déplacements pour recharger son pulvérisateur. Afin de garantir sa qualité au fil des ans mais aussi de diminuer les risques d’accident, il faut prendre en compte plusieurs éléments avant l’achat.

Quelle capacité de la cuve de transport d’azote choisir ?

On conseille généralement une capacité de cuve de transport d’azote deux fois supérieures à celle de la capacité du pulvérisateur détenu par l’exploitant. S’il faut 250 litres de produit par hectare, un pulvérisateur de 4000 litres pourra travailler sur 16 hectares en autonomie. Avec une cuve de transport de 8000 litres, il en fera le triple !

Doit-on préférer ou non un châssis roulant ?

Le châssis roulant monobloc est sans aucun doute le choix le plus pertinent. Il est entièrement dédié à l’utilisation de la cuve.

Il se révèle très pratique pour une triple utilisation . En été, de nombreux agriculteurs l’utilisent pour prévenir le risque d’incendie. La cuve de transport est ainsi remplie d’eau et le châssis attelé à un petit tracteur pour plus de réactivité. En automne en revanche, un châssis avec option pompe en automne, lors des chantiers boueux de betteraves ou de pommes de terres, vous pourrez utiliser votre chassis pour nettoyer la route.

En cas de budget limité, il est possible d’utiliser tout autre moyen de transport homologué sur route pour transporter une cuve de transport d’engrais liquide . Une benne céréalière, un plateau à paille ou à pommes de terre font très bien l’affaire.

Le Saviez-vous? Le centre de gravité sur un châssis roulant étant plus bas que sur une remorque standard, le risque de renversement est supprimé.

Pourquoi opter pour une cuve à vidange totale ?

Il n’est pas rare qu’un fond de 500 litres subsiste dans une cuve de 8000 litres, notamment si la disposition de la vanne est latérale ou si le terrain est irrégulier ou en pente. Cela empêchera donc de remplir complètement votre pulvérisateur. Pour contrevenir à cela, une cuve à vidange totale est un investissement rentable.

Elle est par ailleurs fortement recommandée lorsque vous pulvérisez différents produits liquides pour éviter les mélanges.

Si vous utiliser la cuve comme réserve à incendie, il va sans dire que l’eau pure sera exigée pour éteindre un feu !

Enfin, revenir sur l’exploitation avec une cuve non vidée mais en ayant l’impression qu’elle l’est peut avoir des conséquences imprévues sur les manœuvres du chauffeur. Un coup de frein impromptu peut endommager la cuve et provoque des accidents .

 

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Est-ce que le choix du matériau et sa qualité sont importantes pour préserver la cuve ?

Une cuve métallique est à proscrire, vu le caractère corrosif des engrais et les risques de rouille.

Si la cuve en métal est déposée sur un plateau ou dans une benne en métal, elle peut y provoquer des déformations en plus de se détériorer, en cas de choc.

Le métal est un matériau lourd, qui limite la capacité de la cuve à un volume inférieur à sa capacité réelle.

Les cuves en fibre de verre sont encore présentes sur le marché, quoique plus rares. Elles ont l’inconvénient de se fissurer facilement une fois vieillies, ou si elles reçoivent un choc.

On préfère aujourd’hui conseiller des cuves en polyéthylène. Elles sont imputrescibles et résistent très bien à la corrosion. Elles n’endommagent pas les bennes ou plateau utilisés pour leur transport et sont garantes de la qualité du produit stocké.

Mais là encore, les qualités divergent sur le marché. L’entrée de gamme se compose de cuve constituée de granulés mélangés à sec, puis broyés et teintés avec un indice UV avoisinant 8 . Ce matériau représente aujourd’hui plus de 90% des cuves du marché. Pour un meilleur vieillissement, la société DURAPLAS utilise du polyéthylène traité dans la masse avec un indice UV de 15 , conforme aux pratiques australiennes (pouvant résister jusqu'à 50°C en plein soleil) ou même des Etats-Unis (résistance à -40°C) .

Le design du produit a aussi un impact sur son vieillissement et sa résistance. Une cuve avec renforts n’est pas toujours plus robuste. Ils engendrent souvent plus de points de lésions potentiels, et plus il y a de renforts, plus la cuve est fragile. Théoriquement, l’idéal serait de concevoir une cuve sphérique. Mais cela poserait problème pour le transport. DURAPLAS commercialise des cuves au design épuré qui ont fait leurs preuves dans beaucoup de pays aux conditions extrêmes : Argentine, Etats-Unis, Australie, Canada,…

Pour choisir le système anti-ballant sur la cuve de transport d’azote ?

Pour limiter les risques d’accident, la cuve doit intégrer un système anti-ballant. Il permet de casser le mouvement des liquides dans les virages pour éviter les accidents sur la route.

 

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Le ballant est limité sur les cuves DURAPLAS grâce au design à bords arrondis. En option sont également disponibles des boules anti-ballants ou Ball Baffle.

Elles permettent la diminution de la longueur du freinage et une souplesse de conduite .

Une possibilité complémentaire est de choisir un couvercle spécifique pour retenir les vagues provoquées dans la cuve en cas de freinage brutal. Chez DURAPLAS, ce dernier est en option et conçu en inox renforcé .

Enfin, vérifiez que la cuve présente bien un trou d’homme de largeur convenable. Il est préférable qu’il soit fermé grâce à un couvercle boulonné sur une tourelle (ou pas de vis) de matière identique au couvercle (inox ou polypropylène), boulonnée sur la cuve. Il est en effet déconseillé d'utiliser un couvercle en polyéthylène pour pallier aux phénomènes de dilation et pouvoir ouvrir et fermer facilement le couvercle. Lors d'un freinage brusque la vague peut même soulever le couvercle et arroser le tracteur si le couvercle est intégré dans la cuve !